La Bourse de Paris, pleine d’entrain (+0,70%), finit au-dessus des 5.300 points

2 mai 2017

Paru sur Boursorama.com

 

Bourse-de-Paris

La Bourse de Paris a terminé dans le vert (+0,70%) mardi, après avoir franchi à la hausse le seuil des 5.300 points, une première depuis la mi-janvier 2008, malgré une évolution plus mitigée de Wall Street.

 

L’indice CAC 40 a gagné 36,82 points à 5.304,15 points dans un volume d’échanges modéré de 3,8 milliards d’euros, clôturant au plus haut depuis le 14 janvier 2008. Vendredi, avant le week-end prolongé du 1er mai, l’indice avait fini en léger repli de 0,08%.

 

La cote parisienne, après avoir ouvert en hausse, a progressivement accéléré la cadence au cours de la séance, parvenant peu avant la clôture à franchir de nouveaux plus hauts.

 

“Les actions, c’est un petit peu le seul marché où l’on peut aller investir en espérant obtenir un rendement dans le contexte actuel”, a expliqué à l’AFP Guillaume Garabédian, un conseiller de gestion de Meeschaert Gestion Privée.

 

Aussi, “tant qu’il n’y a pas de matérialisation, de cristallisation” des craintes, économiques et politique, qui ont pu se faire jour ces derniers mois, “on reste à l’achat sur les actions”, a-t-il complété.

 

Loin d’emboîter le pas au marché américain, qui se montrait plus prudent sur fond d’indicateurs mitigés, la cote parisienne “se maintient sur ses plus hauts” atteints dans le sillage du premier tour de l’élection présidentielle française, a poursuivi M. Garabédian.

 

Mais avant le deuxième tour dimanche, les investisseurs braqueront leurs regards mercredi sur le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC), qui achèvera une réunion de deux jours au terme de laquelle le statu quo devrait vraisemblablement l’emporter.

 

Ce mardi, les investisseurs avaient également plusieurs statistiques à digérer, notamment le taux de chômage en zone euro qui est resté stable en mars à 9,5% et la croissance du secteur manufacturier dans la région qui a continué d’accélérer en avril, au plus haut depuis six ans.

 

Tant que ces statistiques ressortent en ligne avec les attentes, leur influence sur le marché reste néanmoins très limitée, a estimé M. Garabédian.

 

Par ailleurs, les grands constructeurs automobiles américains ont vu leurs ventes de voitures neuves nettement baisser en avril.

 

Sur le front des valeurs, EDF a pris 3,40% à 7,93 euros alors que le groupe a annoncé ce mardi que la centrale électrique au fioul de Porcheville (Yvelines) avait été définitivement arrêtée lundi 1er mai, tout comme une tranche de celle de Cordemais (Loire-Atlantique), en avance de plusieurs mois sur le calendrier initial.

 

Eutelsat (+3,01% à 22,39 euros) et SES (+2,22% à 20,52 euros) ont fini bien orientés, confortés par le lancement lundi par la société américaine SpaceX de son premier cargo secret-défense pour le compte du gouvernement américain, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nette réduction des coûts des vols spatiaux et s’avérer bénéfique pour les opérateurs de satellites.

 

Le secteur automobile a en revanche souffert après un recul de 6% des ventes de voitures neuves en France au mois d’avril. Peugeot a décliné de 0,96% à 19,05 euros tandis que Renault a perdu 1,02% à 84,74 euros et que Michelin a lâché 0,25% à 119,65 euros. En revanche, Valeo a terminé en hausse de 0,86% à 66,57 euros.

 

Eurazeo s’est apprécié de 2,20% à 63,61 euros alors que la société d’investissement française, qui avait racheté à l’américain Mondelez fin mars 2016 un portefeuille de sucreries comprenant notamment Malabar, Carambar et Krema, a annoncé qu’il venait de “finaliser son investissement”.